Mercredi 30 octobre : Départ en voiture pour Strasbourg  pour un vol Entzheim / Paris-Roissy et baptême de l'air pour moi, ce qui m'a procuré l'émotion  escomptée; dans la foulée, nous  embarquons pour  New-York, aéroport J.F.Kennedy à bord d'un Boeing et, pour ce premier vol transatlantique, nous avons eu, paraît-il, un record de turbulences (pas de trous d'air), assez pour avoir du mal parfois à tenir à la main la tasse de café ; mon jeans tout neuf peut en témoigner ! La première 'folie américaine' allait d'ailleurs nous perturber ce voyage; heureusement que l'équipage de l'avion était très sympathique. Nous avions  à remplir deux formulaires pour la police et la  douane américaines. Il ne fallait aucune rature sur ce document sous peine de refoulement de la personne concernée du sol  américain !!! Avec les turbulences les hôtesses ont du distribuer un nombre impressionnants de formulaires vierges pour que les écrits soient nickels. Inutile de parler des questions du genre ' êtes-vous un terroriste' ? , avez-vous de la drogue dans vos bagages...etc.… etc.… Souvenir fort aussi de la descente pour l'atterrissage  à N.Y - J.F.K; je voyais l'eau avec de grandes taches blanches et c'était non pas de l'écume, mais de la pollution. Enfin après une approche moins longue qu'on me l'avait dit, nous touchons le sol Yankee.

Police & Douanes : quelques grands moments
Après la récupération des bagages au tapis roulant, il faut préparer les deux fiches remplies dans l'avion et les passeports et se placer, chacun son tour, en vagues, les pieds ne devant pas dépasser une affreuse ligne blanche tracée au sol, lui aussi affreux, bétonné et peint.
Alignés comme des gosses, nous subissons un ballet d'hommes et de femmes en uniforme, qui, à force de surveiller les pieds de tout le monde, ont décidés que l'un de nous trois avait dépassé de quelques centimètres avec un bout de pied la ligne fatidique !
Quelqu'un est venu lui faire de grands signes et l'a envoyé se faire fouiller spécialement ainsi que sa valise. Je suppose que l'indice qui consiste à griller trois centimètres du territoire américain est tout à fait caractéristique pour repérer un terroriste ! En plus le passage douane / police ne se fait que seul, surtout sans faire semblant de venir avant que l'on nous appelle. Étant donné que mon vocabulaire anglais se résume à 'yes'; 'no' et 'hello' (quand je suis en forme !), le 'casquetteux' m'a posé un tas de questions  intéressantes à la suite desquelles j'ai pris sans me forcer l'air ahuri de celui qui vient pour courir dans ce beau pays, mais surtout pas pour parler !!! Il faut dire cependant qu'à un certain moment j'ai cru comprendre le mot 'day' dans son baratin débité comme au cinéma avec une voix basse et nasillarde… J'ai montré les 5 doigts de la main, avec un petit éclair furtif d'intelligence dans le regard.

Hall reconstruit de l'ex. WTC

Le Séjour : Pendant que nous perdions notre temps à ne pas dépasser la ligne, la nuit était et la pluie s'est mise également de la partie. Nous voilà pris en charge par différents bus en fonction de nos hôtels respectifs. Pour nous, direction Manhattan avec un pilote femme et un guide qui nous disait dans quels quartiers nous passions. L'étonnement était de mise, car l'engorgement presque total aux environs de 18 heures permettait de voir des berlines à très nombreuses portes et des rues grouillantes de monde. Je me suis également senti interpellé par le dessin des avenues et des rues perpendiculaires à celles-ci, toutes rectilignes, sauf celles qui datent du début de la colonisation (Broadway, et le sud ) et évidemment les avenues qui suivent le bord de la presqu'île. Au bout d'un très lent parcours, le bus nous a déposé à notre hôtel, le 'Pennsylvania', 1700 chambres immenses avec lits de blanche Neige et petite télé dans chacun des 12 ascenseurs… L'hôtel est situé dans la 7°avenue, entre la 33° et la 34°rue, juste en face du 'Madison Square Garden'. Le temps étant à la pluie, mes copains faisaient remarquer qu'avec la nuit et la pluie, on n'avait même pas l'impression d'être à N.Y car les building ne paraissaient  pas à leur taille ! Mais trêve de déceptions, les valises posées, il fallait absolument aller chercher les dossards car avec une estimation à plus de 32000 coureurs, il valait mieux se débarrasser au plus vite de cette corvée… La chance étant avec nous, nous étions déjà dans la bonne rue (34°), il ne restait plus qu'à atteindre la 11° avenue au bord de l'Hudson-River au 'Jacob Javits Convention Center'. Nous avons réussi, mais nous étions trempés, mais il n'y avait presque personne. Le système arrêt derrière une ligne jaune, puis appel du suivant semble de rigueur partout; c'est  cependant  beaucoup moins stressant que le système D Français, qui consiste à essayer,  pour certains, de doubler son voisin de devant par tous les moyens ! Finalement nous avons appris que les jours suivants , la queue à ce retrait des dossards était fantastiquement longue, avec des heures d'attente. La recherche d'un petit restaurant pas trop cher et pas trop gastronomique nous a conduit chez les Italiens. Repas très correct, bon vin, mais un peu d'embrouille pour payer, car ces diables d'américains notent sur leur facture le prix du repas, mais ils oublient de placer la taxe qui n'est pas la même pour toutes les prestations et aussi le pourboire obligatoire de 15%. Apparemment le Français n'a pas meilleure réputation là bas que l'Écossais  !
Le lendemain de notre arrivée, nous avions rendez-vous à 8h30 à la porte de l'hôtel pour prendre des bus avec guides pour visiter Manhattan sous toutes ses coutures. L'heure était excellente pour nous car, avec le décalage horaire, nous nous sommes couchés les cinq nuits de notre séjour à 22h locales, pour nous réveiller systématiquement à 2h30/3h00 du matin après avoir essayé de somnoler un peu malgré les bruits de la rue : Voitures et taxis qui passaient sur les bouches d'égouts très dénivelées, klaxons aussi bizarres que dans les films-US etc. Un fois levé, chacun prenait sa douche pour passer le temps, et après quelques parlottes entre nous, il était 6/7h30 et il fallait trouver un endroit pour prendre le petit-déjeuner. Tout un poème le petit-déj. ! Il y avait pratiquement de tout à manger, sauf du sucré ! Cinq à six cafés au choix pour 1$ dans les fameux gobelets en carton avec couvercle, (ce qui permet aux New-Yorkais de ne pas s'asseoir le matin pour manger !) Entre 7h et 8h30, de longues files de travailleurs pressés se dirigeaient vers leur lieux de travail, l'attaché-case dans une main, le pain et le gobelet de café avec la paille, dans l'autre. Mais reprenons notre visite de Manhattan : d'abord un arrêt pour photographier le très connu bâtiment en 'fer à repasser' puis, le quartier des affaires avec un long arrêt sur le site des ex-tours jumelles et l'immense hall splendide tout en marbre avec sa petite plantation de palmiers, qui servait de 'corridor' côté sud avant de pénétrer dans le domaine des tours. Ce hall, a été totalement détruit par l'effondrement des tours et a été reconstruit en 1 an. A partir de là, il était facile d'aller faire un tour au bord de l'Hudson-River pour voir au loin la statue de la liberté. Visite également de 'la petite Italie',  du quartier Chinois, puis de Broadway et de ses extraordinaires pubs qui prennent des façades entières; au bout de l'avenue, on longe 'Central-Park', lieu d'arrivée du marathon, où nous voyons quelques hommes promenant jusqu'à 5 ou 6 chiens de grand luxe pour des propriétaire du même acabit.  Il paraît d'ailleurs que c'est un 'job' lucratif ! Cette visite abondamment commentée par une 'guidesse' sympathique  fut très agréable.
L'après -midi nous avons flâné un peu autour de l'hôtel, et surtout commencé à chercher les souvenirs, une activité de haute importance et extrêmement délicate pour certains époux ! Heureusement Macy's, le plus grand magasin du monde occupe tout un pâté de maison  à deux pas de notre 'Pennsylvania Hôtel' !

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