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Cela fait du bien de se tourner de temps en temps vers ses souvenirs et de revoir avec nostalgie ses premières rentrées scolaires, son premier instituteur ou le tableau noir sur lequel nous apprenions à tracer d'une main hésitante les lettres de l'alphabet. Qu'il est doux de revoir le bureau du maître ou de la maîtresse où nous avons récité d'une voix mal assurée nos premiers poèmes… Souvenez-vous de ces lourds cartables en cuir, souvent déjà usés par les grands frères ou sœurs, des livres de lecture avec Jeannot et Jeannette, du livre de calcul aux problèmes illustrés, des cahiers du jour aux pages décorées de frise colorées, de la trousse qui sentait bon le cuir, du plumier, de l'ardoise et de la boîte de plumes Sergent Major... Il reste, gravées au fond de nos mémoires, des images qui nous rappellent les bons (et parfois les mauvais !) moments passés à user nos fonds de culottes sur les bancs d'école... Vous souvenez-vous de ces interminables parties de billes dans la cour de l'école à l'ombre des majestueux marronniers ? Et le tableau sur lequel était écrit en lettres rondes la maxime du jour qui devenait ensuite le sujet de la leçon de morale quotidienne… L'auriez vous oublié ? Encore aujourd'hui il m'arrive de 'sentir' l'odeur douceâtre de craie et d'encre qui flottait dans les salles de classe et je revois, comme dans un vieux film, mes camarades courbés sur leurs pupitres en bois, s'appliquant consciencieusement à remplir une page d'écriture à l'encre violette en tirant la langue ou en pinçant les lèvres...
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