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Pacte charbonnier Bien qu'il soit lui aussi un peu nostalgique. Patrick AIlain, directeur des finances et du développement des Houillères du bassin de Lorraine (HBL), entend que l'arrêt total de l'exploitation fixé en 2005 se déroule dans les meilleures conditions. Il ajoute : en 1994, le pacte charbonnier préparé par Gérard Longuet, alors ministre de l'industrie, a été signé par les pouvoirs publics et certaines organisations syndicales sauf la CGT. Nous avons toujours fait en sorte qu'il n'y ait pas de licenciement économiques grâce aux mesures d'âge, à la mobilité, et à la reconversion, avec notamment des organismes comme la Sofirem. Toute embauche a cessé en 1984 de sorte que la fonte des effectifs a été spectaculaire. Les Houillères de Lorraine comptaient 46 000 mineurs et employés dans les années 50. Ils ne sont plus que 9 500 (dont la moitié travaille au fond). Les 2 500 salariés qui resteront en 2005, géreront les activités existantes ou créées au fil des années : centrale thermique, cokerie, immobilier ( 17 000 logements), pôles de plasturgie, de mécanique, de santé et une veille technologique sur l'utilisation de l'hydrogène, un secteur plein d'avenir". La fin d'un beau règne, que la loi économique impose. Extraire une tonne de charbon revient en Lorraine à 700 francs, alors que le prix de vente est de 300 francs en moyenne. La perte est énorme. Inférieure toutefois à celle des exploitations allemandes où le prix de revient est de 1 000 francs. Mais, elles aussi ne pourront pas poursuivre leur activité. A. d'A. Le Figaro éco du 2-12-97
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Après 90 ans d'exploitation, l'amorce d'un inexorable processus. Nous éprouvons tous un pincement au cœur… Du directeur de l'exploitation à la dernière des gueules noires, l'ensemble du personnel du puits Simon, à Forbach (Moselle), partage la même émotion face à la fermeture du site. A la veille de la Sainte-Barbe, fête chômée des mineurs, une cordée symbolique remontera du puits, le plus profond de France (1 200 mètres), pour la dernière fois. Le vendredi 5 décembre s'est déroulér une cérémonie, avec remise de médailles aux mineurs. Le souvenir de la catastrophe de 1985, au cours de laquelle vingt-deux travailleurs du fond trouvèrent la mort, sera évoquée. Puis la mine, ouverte en 1907 et dont 110 millions de tonnes de charbon furent remontés, sera fermée. Forbach-Est était le berceau des houillères, explique Alain Pétry, directeur de l'unité d'exploitation. Nous cessons pour des raisons de qualité de gisement avec un repli vers les trois autres unités, la Houve, Creutzwald, Reumaux et Vouters à Freyming-Merlebach. La fermeture du puits Simon marque néanmoins le début de la fin du charbon lorrain, puisque l'exploitation s'arrêtera définitivement en France en 2005. A Forbach-Est, l'effectif salarié était de 17 600 personnes en 1947 et de 3 000 fin 1989. Aujourd'hui, il ne reste que 340 salariés. A partir du 5 décembre, 240 seront chargés de gérer l'après-exploitation. On ne ferme pas une mine du jour au lendemain, explique Alain Pétry; d'autant que les galeries ne s'arrêtent pas à la frontière. Les gisements français et sarrois sont imbriqués et tant que l'exploitation se poursuit de l'autre côté nous devons pomper l'eau pour éviter l'ennoyage de la mine. En outre, le charbon contient du méthane et les veines vont relâcher le gaz. Il sera donc récupéré. Ce méthane est valorisé à la centrale thermique Emile-Huchet. Cela permet le chauffage et la fourniture en eau chaude de Forbach, poursuit M. Pétry.
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