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C'est à Théding dans la maison Martin de la rue des Jardins qu'est né le 2 septembre 1920 Rémy Sacksteder. Il a grandi dans sa nouvelle maison, disparue aujourd'hui, à l'emplacement de la Place Gustave Foegel. C'est là que sa sensibilité d'artiste va éclore lorsque, de bon matin il se lève les jours d'école et passe de longs moments à contempler les levers de soleil au travers du marronnier de la rue de l'église. Rémy fréquente l'école des garçons jusqu'à 14 ans puis rejoint la mine en 1934 comme la plupart des jeunes du village. A 15 ½ ans il est affecté au fond au service roulage du Puits Gargan, puis en 1939, c'est l'évacuation en Charente où il effectue son service armée à la Poudrerie d'Angoulême.
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En 1940, il est de retour en Lorraine, en Meurthe et Moselle où il travaillera dans les mines de fer pendant quelques mois avant de rejoindre le village de Théding avec toute la population au mois de septembre. Il y découvre la désolation d'un village pillé qu'il faut remettre en état. Mais bientôt les autorités allemandes organisent le service du travail obligatoire. Rebelle à l'occupant, il décide alors de quitter la région et de rejoindre la zone libre en Charente où il va travailler au service des cultivateurs. A partir de 1942, les allemands envahissent la zone libre et la vie de Rémy va basculer dans la clandestinité. Il rejoint les forces du maquis FTP du Centre. C'est pendant cette période qu'il fait la connaissance du peintre Alexandre GANESCO, qui, décelant en lui de réels talents d'artiste peintre, va lui offrir son premier matériel de peinture. Entre deux coups de mains avec la résistance, il va peindre les paysages de NERY-lès-BAINS près de Montluçon dans l'Allier. De 1943 à 1944, il fréquente les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Bourges et en 1945, à la libération, il revient au pays. Avec son frère Léon il va entreprendre la reconstruction de nombreuses maisons sinistrées du village puis retrouve la mine en 1957. Jusque là, sa production artistique était essentiellement constituée par des huiles représentant les rues de nos villages et des fleurs. Maintenant, c'est le métier de mineur qui lui apporte une nouvelle source d'inspiration. Il se laissera même tenter par la sculpture et sa statue de mineur lui vaudra d'être récompensée au niveau national par le Grand Prix des H.B.L. au salon du mineur en 1983 à Paris. En 1986 et 1987 il obtient son inscription à l'Académie Nationale des Beaux-Arts à Paris et, en 1995, l'Académie Nationale de Metz lui remet un prix artistique avec diplôme. Membre depuis l'origine de l'A.D.A.L. (Association Des Artistes Locaux), il sera de toutes les manifestations artistiques de la région pour promouvoir et défendre son art. Alerte octogénaire, il continue encore aujourd'hui de peindre dans son atelier, choisissant plutôt des sujets abstraits. Souhaitons-lui de poursuivre encore longtemps sa carrière et de continuer à nous offrir des tableaux qui orneront pour les générations futures les murs de nos bâtiments et de nos lieux publics.
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