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Vers le milieu du XVe siècle, on brûle des femmes et des hommes, mais surtout des femmes car la sorcière est réputée être la fiancée du Diable. Elle va au sabbat, jette des sorts, sème la maladie et la mort. La rumeur propage des noms et des faits que les juges civils et religieux se dépêchent de prouver. Pour comprendre ce phénomène, il faut le replacer dans le contexte de l'époque, siècle du début de la modernité aux nombreux bouleversements. La doctrine démonologique (qui a trait aux démons) a été établie par l'Église et définie comme la théorie de l'appartenance des sorciers à une secte satanique. Cette définition fut reprise par des juges qui lui ajoutèrent une dimension politique. En fait, ce discours reflétait la peur de la société devant l'approche annoncée de la fin du monde. Les sorcières auraient été envoyées par Satan pour tenter l'humanité à commettre les pires crimes. Mais pourquoi plutôt des femmes ? D'abord parce qu'elles étaient réputées être des 'guérisseuses' et s'échangeaient des recettes et des façons d'influencer le sort. C'étaient également les femmes qui transmettaient les croyances païennes et les superstitions. Vu la rareté des écoles, ce sont elles qui transmettaient la culture populaire en enseignant les rudiments de l'écriture à leurs enfants concurrençant ainsi l'église et le pouvoir. En réalité, grâce à ses connaissances, la sorcière rassurait la population et y occupait une place importante ce qui réduisait d'autant l'influence du clergé et de l'État. Sage femme, elle remplaçait également les médecins et on peut facilement comprendre pourquoi ces derniers s'acharnaient également à dévaluer les croyances païennes. |
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