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Stanley Jefferson est né le 16 juin 1890 à Ulverston (UK) de parents évoluant dans le milieu artistique. Son père, Arthur Jefferson, est à la fois, écrivain, imprésario, metteur en scène et même acteur, comme son épouse Madge Metcalfe. Stanley a deux frères et une soeur. Alors que cette dernière est pensionnaire dans un couvent, les garçons Gordon, Everett et Stanley suivent des études un peu plus fantaisistes. Stanley ne se passionne pas pour l'école et restera ce que l'on appelle un élève médiocre. Sa seule passion est de monter sur les planches, aussi, en 1907 son père lui offre une opportunité en le recommandant à Lévy et Cardwell qui dirigent une tournée de pantomime. Stanley, alors âgé de 18 ans, y décroche un rôle de figurant payé une Livre la semaine et, un an plus tard, joue le rôle d'un clochard dans la tournée Alone in the world un mélodrame mis en scène par Hall Reed. Malheureusement, le spectacle sera un désastre et les acteurs ne seront jamais payés. Mais la chance tourne et Stanley intègre cette même année les rangs des acteurs de la troupe de Fred Karno dans laquelle un autre jeune homme, Charlie Chaplin, fait également ses armes. Stanley y interprète divers rôles dans lesquels la pantomime lui permet de travailler pour le cinéma muet. En 1910, la Compagnie Karno part pour une tournée aux États-Unis et Stanley, alors doublure de Charlie Chaplin, fait partie du voyage. Hélas, une fois de plus, la tournée est un fiasco et Stanley rentre de nouveau en Angleterre où il monte, sans grand succès son propre spectacle puis participe, ensuite à une nouvelle tournée sans plus de réussite. En 1912, Alf Reeves, préparant une nouvelle tournée Karno aux USA, lui propose une fois de plus d'en faire partie. Stanley accepte mais ses retrouvailles avec Charlie Chaplin sont de courte durée car ce dernier rejoint Mack Senett qui lui propose de faire du cinéma. Sans son acteur fétiche, la tournée doit s'interrompre. Loin de se décourager, Stan monte début 1914 The three comics avec Edgard Hurley et son épouse Wren. Le trio finira par se séparer et Stan continuera avec plus ou moins de succès. Il s'associe avec deux nouveaux partenaires sous le nom "The Stan Jefferson trio. Superstitieux comme beaucoup d'acteurs, il se rend alors compte que le nom Stan Jefferson, compte 13 lettres et décide de se doter d'un pseudonyme. Il s'appellera dorénavant Laurel. En 1916, il rencontre Maë Dahlberg une chanteuse avec laquelle il crée le duo Stan et Maë Laurel. Il part en tournée et en 1917, présente un spectacle à Los Angeles où ils sont remarqués par le propriétaire de l'Hippodrome. Ce dernier leur propose de tourner deux bobines, estimant le comique de Stan bien plus drôle que celui de Chaplin très en vogue alors. Pas rancunier, Chaplin qui découvre à l'écran son ancien compagnon lui propose de tourner pour la compagnie qu'il vient de fonder. L'affaire ne se fera pas et finalement Laurel signe un contrat d'une année avec Ramish et Laemmle en 1918 non sans avoir tourné pour Broncho Billy Anderson Lucky dog, un film dirigé par Jess Robbins dans lequel joue également un certain Oliver Hardy. Mais, ce ne sera pas encore pour autant le début du célèbre duo. Laurel expliquera par la suite qu'Olivier n'était qu'un camarade de travail et que rien dans le film ni dans leurs relations ne pouvait annoncer ce qu'ils deviendraient un jour l'un pour l'autre...
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