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Sécurité sociale : l'industrie pharmaceutique contrainte à des baisses de prix Confrontée à une flambée de la consommation pharmaceutique (+ 10,7 % en 2000), Elisabeth Guigou, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, a annoncé un plan de réduction de l'ordre de 4 à 5 milliards de francs des dépenses liées aux médicaments. Ce plan permettra au gouvernement de ne relever que modérément l'enveloppe des dépenses d'assurance-maladie, qui avait été votée à 693,3 milliards de francs par le Parlement pour 2001. Le projet du gouvernement n'est pas complètement bouclé et fait encore l'objet de discussions avec les laboratoires pharmaceutiques. Basé sur la notion de service médical rendu, il concernera les médicaments jugés peu ou pas efficaces, mais aussi les médicaments ayant "une pénétration importante sur le marché". Cette dernière catégorie recouvre des spécialités lancées depuis plusieurs années. Le gouvernement ne souhaite pas en revanche "pénaliser la recherche et l'innovation en pénalisant ceux qui viennent d'être lancés". Pour cette catégorie particulière, des baisses de prix peuvent en revanche être prévues trois ans après leur mise en marché, comme cela a été le cas pour le Célébrex, l'antiinflammatoire d'Aventis. Les 835 médicaments rendant un service médical insuffisant subiront également des baisses de prix, mais ne seront ni déremboursés, ni moins bien remboursés. "Nous ne voulons pas sanctionner les consommateurs, car ces médicaments ne sont pas forcément dénués d'utilité thérapeutique", a commenté Elisabeth Guigou. Ce dispositif ajouté à un effort de développement et de promotion des médicaments génériques et une rationalisation de la consommation devrait permettre d'atteindre l'objectif de 4 à 5 milliards d'économie. © transnationale
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