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Bousbach et ses habitants pendant les années de guerre Photos et textes extraits d'une plaquette commémorative éditée par le CIA de Bousbach en 1984, aimablement mise à notre disposition par Mesdames Massing et Greff, employées de mairie à Bousbach. Un exode presque ordinaire... En 1939, à la mi-août, Bousbach vivait comme d'habitude sa fête patronale, sans se douter des événements à venir. Quelques jours plus les premiers réservistes furent rappelés.Le premier septembre, vers 15 heures les sirènes des villes environnantes se mirent à hurler. Ceux qui travaillaient aux champs rentrèrent à la hâte à la maison: le garde champêtre annonçait la mobilisation et l'évacuation… Les ouvriers de Bousbach étaient essentiellement des mineurs, le poste du matin était déjà rentré et ceux du poste d'après-midi, à peine partis, ne tardèrent pas à rentrer à leur tour. La vie du village semblait figée. Les gens parlaient à peine, ils étaient perplexes et indécis. Seules des troupes coloniales, Sénégalais et Nord Africains animaient quelque peu les rues. Puis, comprenant la dure réalité, la population rassembla et emballa dans la hâte les quelques biens qu'on l'avait autorisé à emporter. Aux alentours de 17 heures, les premiers évacués venant des communes plus proches de la frontière passèrent à Bousbach. Puis, vers 18 heures les premières voitures agricoles attelées de vaches ou de chevaux sortirent du village. Tout le bétail, tous les animaux furent libérés et lâchés dans la nature. C'était le départ vers l'inconnu et beaucoup se demandaient s'ils reverraient un jour leur village. Les mineurs ayant une affectation spéciale n'étaient pas de ce voyage, ils furent dirigé sur le Pas-de- Calais et embauchés dans les puits de Douai et d'Auberchicourt. Deux jours plus tard, ils arrivèrent en Charente, à Jarnac où ils allaient vivre jusqu'à la signature de l'armistice...
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