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Les origines de l’écriture Depuis la nuit des temps, l’homme a cherché à communiquer avec ses semblables. L'écriture est un ensemble de signes que l'être humain a créé à cet effet. La première forme d'écriture connue se compose de dessins très stylisés : les pictogrammes. Il y a environ 5500 ans, les Sumériens se servaient de ces pictogrammes pour conserver la trace de leurs échanges (bétails, surfaces cultivables etc.). Peu à peu, cette méthode va évoluer et permettra de représenter des préceptes religieux et des idées. Vers le milieu du III° millénaire, la graphie se simplifie. Les signes correspondent à des sons (un signe par syllabe) : ce sont les phonogrammes. En évoluant du "signe-image" au "signe-son" et en devenant cunéiforme (qui ressemble à de petits clous, du latin cuneus=clou) l'écriture passe du document aide-mémoire ou administratif au document littéraire et poétique. Les signes sont réalisés en pressant le calame, un stylet en roseau taillé en pointe, sur des tablettes d'argile humide. Formé à partir de l'écriture cunéiforme, le premier alphabet apparaît chez les phéniciens (Nord de la Syrie actuelle). A l'origine, il comporte 32 signes proches des signes égyptiens, puis, vers l'an 1000, 22 consonnes. Pendant plus de 2000 ans, l'écriture cunéiforme sera utilisée en Mésopotamie mais également chez les Babyloniens, les Assyriens et les Akkadiens. Certaines traces de cette écriture ont même été retrouvées en Chine où, plus tard, ce système sera remplacé par les idéogrammes. |
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La civilisation égyptienne Les Égyptiens croyaient en la puissance magique de l'écrit et pour eux, les images et l'écriture sont un moyen d'acquérir l'immortalité. L'écriture égyptienne apparaît vers 3 100 avant J.C. Elle est intimement liée à l'art et l'art à la pensée religieuse. On distingue deux formes différentes ‘d’écriture’ selon les usages : l'écriture hiéroglyphique et l'écriture hiératique. Les hiéroglyphes sont surtout gravés sur les monuments (statues, tombeaux, temples). parfois, ils sont tracés à l'encre sur du cuir ou des papyrus. le signe représente l'objet qu'il signifie. Le sens de lecture est indiqué par le sens des têtes des personnages (personnes ou animaux). Dans la majorité des textes manuscrits, les anciens Égyptiens ont utilisé une forme cursive d'écriture appelée hiératique, (du grec hieros, sacré). Il s'agit de signes non figuratifs, simplifiés, qui permettent une rédaction et une prise de notes rapide. Le hiératique est pratiquement aussi ancien que l'écriture hiéroglyphique elle-même, chaque signe hiératique ayant sa contrepartie hiéroglyphique. Cependant, au cours du temps, le hiératique recourut de plus en plus à des formes abrégées et introduisit des ligatures, phénomène inconnu dans l'écriture monumentale. Les idéogrammes chinois Formée primitivement de pictogrammes, cette écriture figure symboliquement les mystères du cosmos. Vers 300 avant J.C., le ministre Li SI, dans la cadre d'une politique d'unification de la Chine, fit établir établir une liste de 3 000 caractères. Mais ce nombre ne va cesser d'augmenter pour atteindre aujourd'hui 55 000 idéogrammes dont 3 000 d'usage courant. Contrairement aux autres écritures, le signe graphique est indépendant du signe phonologique : à chaque signe correspond un mot et non un son. L'écriture chinoise actuelle se lit de gauche à droite, mais celle des textes anciens et des poèmes se lit de haut en bas et de droite à gauche. |

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L'alphabet latin Comportant 19 lettres, l'alphabet latin est issu de l'alphabet grec modifié par les Étrusques. Les mots sont écrits sur les pierres ou des tablettes de cire, avec des poinçons et des stylets. C'est cet alphabet latin que nous utilisons encore de nos jours pour écrire les lettres "capitales". les lettres X et Y apparaîtront plus tard. Au III° siècle après J.C., l'alphabet évolue. Le latin utilise alors l'onciale, une lettre plus petite, plus souple, plus ronde, plus facile à tracer. L'onciale sera utilisée jusqu'à l'époque carolingienne et adoptée dans de très nombreux pays du monde au détriment de leurs écritures traditionnelles. L'écriture carolingienne Née d'une recherche initiée par Charlemagne, l'écriture carolingienne est plus fine, plus carrée, plus rapide à exécuter que l'onciale. Suite à une volonté de normaliser l'écriture, les moines copistes vont l'adopter dans tout l'Occident jusqu'au XII° siècle. C'est la grande période des livres manuscrits et des enluminures. A l'époque romane, cette écriture va évoluer pour donner l'écriture gothique. La naissance de l'écriture moderne Plus étroite que la caroline, donc prenant moins de place sur les parchemins coûteux, l'écriture gothique apparaît au XII° siècle en Allemagne. Ces caractères seront conservés par ce pays jusqu'au milieu du XX°. Dès la fin du XIX° siècle, les copistes florentins jugent les gothiques illisibles. Ils reprennent la caroline et la modifient. Ils créent l'humanistique (dite aussi l'italique) qui devient la base de nos écritures modernes. La plume d'oie est longtemps utilisée, puis vient le temps de la plume métallique suivie du stylo (à bille et à plume) et aujourd'hui, de l'écriture électronique. |
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Sources : BMCO-ARCHEO-ULMA |
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